Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Jean-Paul Auvolat

Suite à l'article publié le 23/12/2016 par Emmanuel Lévy dans le journal Marianne : " Téléphones portables : vers un scandale sanitaire ? "

Extrait de l'article : (...) Qui voudrait se balader avec l'équivalent de 10% d'un micro-onde en mode décongélation dans la poche ? Personne. Les constructeurs de téléphones mobiles garantissent d'ailleurs qu'il n'en sera jamais rien. Sauf que les test réalisés par l'Agence nationale des fréquences (ANFR) révèlent que 89% (sur une centaine de téléphones analysés en 2015) présentent un rayonnement supérieur, voire très supérieur, aux seuils légaux...

Lire la suite de l'article sur : https://www.marianne.net/societe/telephones-portables-vers-un-scandale-sanitaire-0

Qu'est-ce que le DAS ou le SAR (en anglais)

Nous pouvons rappeler que concernant la limite de rayonnement émis par un portable, une tablette, un DECT etc. c'est aujourd'hui la mesure du « DAS » (Débit d’ Absorption Spécifique) qui fait référence et ne doit pas excéder 2W/kg (pour la France).

Cependant si le DAS caractérise l'échauffement des tissus de 1°C sur une période de 6 minutes, c’est une moyenne, et l’indicateur ne tient pas compte de la puissance instantanée émise ! En effet, les pics peuvent atteindre des valeurs beaucoup plus élevées.

Sachons que la puissance de rayonnement émise par un téléphone portable n’est pas continue et que la moyenne lisse cet effet pour lequel un certain nombre de scientifiques de renoms sont devenus des alerteurs. Or, des mesures en instantané indiquent eux des pics entre de 4 à 10 fois supérieurs à la valeur limite autorisée, mais comme ce sont les effets thermiques qui sont mesurés, la moyenne masque ces crêtes en émission.

D’autre part, les tests sont effectués dans des modèles, appelés « fantômes » remplis d’un liquide dont les propriétés (thermiques) sont annoncées comme identiques aux réactions du cerveau humain…

A cela : - Sommes-nous réduits et uniquement comparés à des effets thermiques ? - Le cerveau (entre autre), est-il aussi homogène qu’un liquide ? - Que valent des mesures moyennées sur 6 minutes alors que, pour exemple, les Français de 16-30 ans passent en moyenne plus de deux heures par jour sur leur smartphone, soit l'équivalent d'une journée par semaine (ce que révèle l’étude TNS Sofres http://www.tns-sofres.com/publications/les-millennials-passent-un-jour-par-semaine-sur-leur-smartphone)

En tant qu’êtres vivants, sommes-nous à comparer avec des mesures sur des corps morts ? !

Le test du DAS se base sur un protocole de mesures (et il en fallait bien un), dans lequel le téléphone est fixé de façon statique sur le « fantôme », l’ensemble placé dans une « chambre anéchoïque » pour limiter les effets des ondes réfléchies, soit, mais en pratique nous sommes soumis à des déplacements physiques, à des modifications de positionnement du portable par la gestuelle, à des ondes incidentes et tierces qui se combinent aux ondes réfléchies, autant de paramètres qui complexifient ce que nous recevons...et émettons autour de nous et sur les autres !

Bref, la " vraie vie " devait aussi être considérée comme une référence semble-t-il incontournable dans les études par l'expression de la réalité qui nous touche, au-delà d’analyses en laboratoires aseptisés et salles blanches, qu’in fine les EHS aimeraient voir, eux, se développer…

JP Auvolat

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article